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vendredi 22 janvier 2010

Merci monsieur le postier!

      Me voilà réconciliée avec la poste (jusqu'à la prochaine file, du moins!).

      J'y suis retournée ce matin vers 10h30, 6 guichets ouverts et seulement une personne avant moi. Donc je n'ai pas dû faire la file -tant mieux parce que la machine à imprimer les tickets était cassée alors s'il y avait eu une quarantaine de gens pressés, j'imagine que des sans-gêne auraient essayé de dépasser pour gagner quelques minutes (ou dizaines de minutes). Le monsieur derrière le guichet était fort aimable, a fait deux, trois petites blagues (auxquelles j'ai ri, bien sûr!) et cinq minutes plus tard, il avait versé l'argent qu'il aurait pu me donner en liquide sur mon compte chez Dexia pour ne pas que je doive me balader avec un gros magot en poche (bon, j'ai dû payer 2EUR, mais c'était gentil de me le proposer). Et puis il a terminé en me disant que de plus en plus de gens quittaient les banques et venaient à la poste parce qu'ils avaient des problèmes "relationnels" avec leurs banques ou parce qu'il n'y avait plus de guichets et donc se retrouvaient face à une machine quand ils rencontraient  un problème. Et puis, il s'est permis (comme il dit) de me donner une brochure de la Banque de la Poste: "Comptes à vue à partir de 0euros"! Juste au cas où...

       Rapide, efficace et aimable. Cette fois, je dis "merci la Poste", ou en tout cas, "merci monsieur le postier!".

-Mc Bouille-

lundi 18 janvier 2010

"Tous à la file indienne-euh, indienne-euh, indienne-euh... nous allons à la poste!"

      Jusqu’à présent je ne m’étais sentie que moyennement concernée par la fermeture à la chaîne des bureaux de poste. Je pensais bien sûr aux problèmes que cela allait causer notamment aux personnes âgées, mais sans aller plus loin dans ma réflexion car je ne me sentais pas personnellement lésée.

      Et puis ce matin, paf, j’ai compris ce que suppression des bureaux de poste signifiaient vraiment.



      Ce lundi, vers 10h30, j’entre dans le bureau de poste Place du Marché (à Liège). Cinq ou six personnes font la file pour la Poste Express (colis, lettres recommandées, achat de timbres, bref les services de base), tandis que cinq ou six autres font la file pour imprimer leurs extraits bancaires. Je dois prendre un ticket, hop, j’appuie sur le bouton, il s’imprime : numéro  A112. Je regarde l’écran pour voir à quel numéro nous sommes : A064 !!! Je regarde autour de moi, et en effet, tous les sièges sont occupés et il y a encore plus de gens debout. Tout le monde attend patiemment, en silence. Seulement quatre guichets (sur les huit, si je ne me trompe pas) sont ouverts. Bon, je ne suis pas pressée, je vais m’asseoir (d’accord, il y avait encore un siège ou deux non-occupés). Ça n’avance pas. Une femme s’énerve sur une des employées, reprend ses papiers  et part en râlant, elle a vraiment bien fait d’attendre ! A065, A066. Les gens n’arrêtent pas d'entrer et de prendre des tickets, quelques-uns jettent leur ticket et partent. On doit être une quarantaine à faire la file. Une vieille dame arrive toute courbée, accrochée au bras de son fils, c’est à peine si elle sait marcher. Elle ne prend pas de ticket et passe devant tout le monde, parce que si elle doit attendre son tour… On arrive au numéro 70. Je suis là depuis un quart d’heure et ça n’avance plus, je perds patience. Si on compte deux-trois minutes par personne, je suis encore là dans une heure (on peut espérer que certains partiront avant leur tour, faut rester optimiste !). Mais finalement je n'ai pas la patience, alors je me lève, donne mon ticket à une dame âgée qui a le numéro 123 (ce sera déjà ça de pris pour elle) et qui donne son numéro à une jeune fille qui a le numéro 127. J’y retournerai demain, peut-être plus tôt, en espérant qu’il y ait moins de monde.

      Mais je n’en reviens pas ! Les bureaux de poste belges prennent des allures d’aéroports, où l’on doit faire la file pendant des heures.

      Les points poste sont certes utiles, mais loin d’être suffisants, ni toujours de qualité. Le temps où la poste était sensée offrir un service public de proximité semble bel et bien révolu. Enfin, on peut espérer que l'accord passé entre le gouvernement et des pétitionnaires (cf. la pétition lancée par le parti communiste il y a deux ans) pour faire passer le nombre de bureaux de poste de 589 à 650 se réalisera.



**Pour info, la Belgique se situe tout en bas du classement européen en ce qui concerne la densité de bureaux de poste par nombre d’habitants : selon Eurostat, la Belgique comptait en 2005 (c'est-à-dire avant la fermeture des bureaux en 2007) seulement un bureau pour 7395 habitants (contre un pour 3557 en France).

     Allez, je prends mon courage à deux mains, j’y retournerai un autre jour, je serrerai les dents et je prendrai un bouquin avec moi, juste au cas où !

Parce que dans le fond, qu’est-ce qu’on peut y faire à part signer des pétitions? 

- Mc Bouille -

dimanche 17 janvier 2010

 

On nous veut du mal!

banques

dimanche 10 janvier 2010

Mes théories fumeuses sur la cigarette

(Avant toute chose, excusez le jeu de mots -un peu ?- pourri de mon titre, mais je n’ai pas pu résister !)

J’ai applaudi à deux mains lorsque l’on a annoncé l’interdiction de fumer sur le lieu de travail : en effet, impossible pour moi d’imaginer passer 8 heures par jour dans un local clos et enfumé.
Est ensuite venue l’interdiction de fumer au restaurant, et là encore, applaudissements ! Je conçois aisément qu’un risotto parfumé à la nicotine du voisin de table perd un peu de ses qualités gustatives…

Mais la dernière en date m’a nettement moins enthousiasmée : depuis le 1er janvier 2010, les brasseries et cafés ont dû choisir entre cigarette et petite restauration, avant de voir la cigarette supprimée de tous les bars et même boîtes de nuit d’ici quelques années. Là par contre, je remets mes mains dans les poches de ma parka, et je n’applaudis plus du tout.

Il ne faut pas exagérer : même les traditionnels cubes de fromages parsemés de sel de céleri (un must !) et servis avec toute bonne bière spéciale ont été bannis des établissements « fumeurs » ! Seules les denrées pré-emballées sont acceptées : au revoir olives et fromage, bonjour chips et Bifi !

On nous parle de santé publique, mais tous les malheureux fumeurs rejetés sur le trottoir par -10°C, ce n’est pas un problème de santé publique, ça ? Plus sérieusement, les pubs pour l’alcool, ça ne dérange personne ? Et le redbull qu’on soupçonne d’être à l’origine d’arrêts cardiaques ? Et les gaz d’échappement ?

En réalité et pour être claire, il ne s’agit pas vraiment de la cigarette, dont je ne remets pas en question l’indéniable dangerosité pour ceux qui en aspirent la fumée : ce qui m’ennuie au fond, c’est que des mesures aussi drastiques sont selon moi la porte ouverte à toutes sortes d’interdictions, à la perte progressive de notre liberté d’action. En arrivera-t-on finalement, comme dans certains états américains, à ne plus pouvoir fumer dans son propre jardin afin de ne pas déranger son voisin, ce dernier étant par contre tout à fait libre de nous faire partager les fumées toxiques de son barbecue dominical ?…
Il m’eût paru plus logique de laisser aux brasseries et cafés le choix de devenir non fumeurs ou de rester fumeurs, sans imposer la suppression de toute forme de restauration dans le second cas. Chacun aurait ainsi décidé en son âme et conscience, du patron au consommateur.

Maintenant, puisqu’interdire semble la seule solution possible, pourquoi ne pas suivre dès aujourd’hui les dispositions suivantes :
  • Interdire l’accès des brasseries et cafés à toute personne présentant des symptômes grippaux : imaginez la quantité de microbes véhiculée par un éternuement ou une toux grasse ; les risques bactériologiques !
  • Supprimer la musique forte et sanctionner les clients parlant à trop haute voix : 70 décibels (qui équivalent au bruit d’un aspirateur par exemple) sont déjà considérés comme « fatigants » pour l’oreille, le risque de surdité étant fixé à 110 décibels… l’impact d’une soirée techno sur nos pauvres tympans doit donc, sans conteste, être terrible !
  • Eviter l’alcool, bien entendu : celui-ci réveille les instincts belliqueux de certains, et personne ne tient à se prendre un poing dans la figure après avoir légèrement bousculé un pilier de comptoir pour se rendre aux toilettes.
  • Etc etc…
Et alors, enfin, qu’est-ce qu’on sera bien !


-Ninfa-

dimanche 3 janvier 2010

La faim justifie-t-elle les moyens?

31 décembre 2009. Nous fêtons le réveillon chez des amis, au menu : buffet froid. Chacun a apporté de quoi se sustenter, salades diverses, pain de viande, pêches au thon, poulet, zakouskis… nous sommes dix à peine, et il y a là de quoi nourrir une armée d’adolescents en pleine croissance! On le savait qu’on avait prévu trop de plats…mais on n’a pas pour autant réduit les quantités. Peur de manquer, envie de variété, d’abondance. Bien sûr on partagera les restes, et bien sûr la moitié finira à la poubelle !

Ceci n'est qu'une démonstration concrète d'un mal présent depuis les dernières décennies: le gaspillage alimentaire. Notre rythme de vie, nos habitudes et la société elle-même ont changé et nous jetons beaucoup, beaucoup trop.
Une étude réalisée en Grande Bretagne a démontré que le phénomène augmentait de 80% durant les fêtes de fin d'année, mais en temps normal déjà, les chiffres sont effrayants : 1/4 de la nourriture produite au niveau mondial est jetée sans avoir été consommée. Et pour ne parler que de notre petit pays, cette quantité est de 15 à 20 kg par an et par habitant.

Il apparaît que la sécurité alimentaire et l’hygiène nous soucient davantage que les enjeux à plus grande échelle, non seulement économiques mais aussi sociaux et écologiques.


D’un point de vue social, la situation est aberrante : voyez les chiffres repris ci-dessus alors que la sous-alimentation touche 13% de la population mondiale, et que 200.000 personnes, en Belgique, ne mangent pas à leur faim.

Notre portefeuille s’en ressent également : -174€ par an et par ménage. Imaginez l’impact budgétaire au niveau national !

Sans oublier l’aspect environnemental : la commission européenne attribue 20% du réchauffement climatique à la production, la transformation et le stockage de nourriture. Sachant que tous les aliments que nous achetons auront suivi cette chaîne et donc participé à la pollution de l’atmosphère, autant minimiser autant que possible les déchets qui suivront… De plus, ce gaspillage participe activement à la pénurie d’eau sur notre planète : une étude publiée en 2008 dans le cadre de la semaine mondiale de l’eau à Stockholm rappelle les volumes d'eau colossaux nécessaires à la fabrication des aliments, consommation inutile si ces derniers terminent à la poubelle. « Jeter de la nourriture c'est comme laisser un robinet d'eau ouvert » expliquent les experts dans l'étude.

Heureusement, des solutions existent afin de réduire notre impact écologique. Certes, l’intérêt de petits « gestes » quotidiens peut paraître très limité, mais si personne ne s’y met… Voici donc quelques conseils à appliquer dès maintenant par nous tous, (sur-) consommateurs !

  • Préparez une liste de courses à laquelle vous vous tiendrez…
  • Pensez à vérifier les dates de péremption au moment de l’achat. Différenciez les mentions « A consommer de préférence avant le… » et « A consommer jusqu’au… » . La première précise la date à partir de laquelle le produit peut perdre certaines qualités gustatives mais reste consommable (bonbons, sucre, chocolat…). La seconde par contre concerne essentiellement les produits frais, et le risque pour la santé est réel en cas de dépassement de la date limite. Ne jetez donc pas systématiquement les aliments de la première catégorie. Privilégiez les fruits et légumes de saison.
  • Rangez les denrées dans les compartiments adaptés du réfrigérateur (voir le mode d’emploi de votre frigo).
  • Conservez les restes dans des récipients hermétiques et laissez-les refroidir avant de les mettre au frigo, ou au congélateur si vous ne pouvez les consommer rapidement.
  • Accommodez ces restes ! Plein d’idées recettes sur www.marmiton.org ou www.750g.com, entre autres.
  • Compostez les déchets alimentaires (en retirant les emballages, évidemment !)

Le dernier conseil, et non des moindres, étant d’inclure deux à trois de ces bonnes pratiques dans vos résolutions 2010… J’ai commencé hier, et vous ?

"Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger"
[Molière, « l’Avare »]


- Ninfa -

Envie d'en savoir plus?

Guide des gestes écologiques et économiques
Brochure Intradel : le gaspillage alimentaire (format pdf)
"Halte au gaspillage alimentaire ! "

lundi 28 décembre 2009

Comptes de Noël… l’insatisfaction!


Voilà, Jésus est né, on a bien mangé et on s’est bien amusé, et souvent les porte-feuilles se sont bien vidés !

      Noël c’est fini, mais en attendant l’année nouvelle et les Rois Mages, voici quelques chiffres qui me laissent un peu rêveuse :

      En moyenne, le budget des Belges pour Noël s’élève à 580 euros (dont 320 pour les cadeaux), ce qui me paraît déjà énorme, mais on y est vite, entre cadeaux, sapin et repas de Noël pour toute la famille. Et puis, comparé aux Irlandais (1339 euros) ou aux Luxembourgeois (1150 euros), ce n’est pas tant que ça. La moyenne européenne est de 600 euros. Aussi, la valeur moyenne du cadeau chez nous est 39 euros (contre 73 € au Luxembourg). Enfin, les Belges offrent 8 cadeaux (contre 18,5 en Irlande et 22 aux Etats-Unis), la majorité pour la famille.

      13% des Belges ont tout de même déclaré ne pas offrir de cadeaux (contre 7% l’an passé), conséquence directe de la crise et l’inquiétude qu’elle engendre ? Un tiers des Belges dit en tout cas que son budget Noël a diminué par rapport à l’année passée à cause de la crise.

      On adore offrir, on adore recevoir, et pourtant, 40% des gens (le double par rapport à l’année dernière) se disent prêts à revendre les cadeaux qu’ils viennent de recevoir et ¼ des gens ne sont pas satisfaits de ce qu’ils ont reçu. Quand on voit l’argent dépensé en cadeaux qui ne font pas plaisir, on ferait mieux de faire moins de cadeaux ET/OU faire des cadeaux plus «solidaires » (comme les dons-cadeaux d’Oxfam (cf. mon post d'il y a quelques jours, j’insiste, mais c’est pour la bonne cause !), d’autres associations comme Handicap International ou l’Unicef proposent le même principe). Et au lieu de revendre les cadeaux qu’on n’aime pas, on pourrait : d’abord, se rendre compte qu’on a de la chance d’avoir reçu des cadeaux et que, je le pense sincèrement, « c’est le geste qui compte », et puis offrir (et non revendre !) ces cadeaux à quelqu’un d’autre ou en faire don à une association caritative.

      Donc oui, je me situe donc dans le tiers de gens qui trouvent cette pratique de revente de cadeaux choquante –mais plus de 40 % expliquent qu’ils sont contents de savoir l’autre heureux en revendant le cadeau mal choisi. C’est moi ou cela sonne complètement absurde ? Si j’apprenais qu’on revendait un cadeau que j’ai offert, je serais très déçue parce qu’en plus de ne pas avoir fait plaisir, j’aurais pu offrir la même somme d’argent à quelqu’un qui en a vraiment besoin (je sais, j’insiste encore, mais si les mentalités changent, autant qu’elles changent dans un sens nouveau et solidaire !).

      Toujours est-il qu’eBay attend plus de 18 millions de cadeaux mis en vente dans les jours qui suivent Noël.

L’insatisfaction chronique serait-elle devenue la maladie de notre temps ?

- Mc Bouille -

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