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dimanche 7 février 2010

On nous veut du mal!

SDF (2)

samedi 6 février 2010

Drame de la rue Léopold

La vie reprend peu à peu son cours dans le centre de Liège, après l’explosion qui causa la mort de 13 personnes au début de la semaine passée. Vient maintenant l’heure des questions et des responsabilités dans cette affaire qui a secoué tous les Liégeois. Tous, car Liège, et encore plus le quartier du centre, est comme un gros village où tout le monde se connaît plus ou moins et où l’on croise toujours les mêmes « gueules ».

Mais qu’est-ce qui a causé cette catastrophe ? La justice enquête. On parle d’un propriétaire peu scrupuleux, de services publics qui n’avaient rien vu venir, d’une locataire dépressive et suicidaire ou encore d’un bourgmestre à plusieurs casquettes et pris dans un conflit d’intérêt entre son rôle de bourgmestre, et donc ses responsabilités quant aux services de police et des pompiers, et son rôle de d’administrateur de l’ALG (Association Liégeoise du Gaz). Le samedi précédant l’explosion, une forte odeur de gaz avait été signalée dans l’immeuble qui a explosé, mais les pompiers, la police et l’ALG venus sur place avaient conclu à une fausse alerte. Cela n’aurait donc aucun rapport avec l’explosion quelques jours plus tard ? Avouez que c’est un peu gros comme coïncidence, non ?

Depuis l’accident, la presse loue l’efficacité des hommes politiques liégeois, notre bon Willy en tête, car ils sont organisés, prompts à réagir et ouverts à la communication avec les journalistes. Pourtant une question me brûle les lèvres… Ne pouvait-on pas prévoir et n’est-ce pas justement le rôle des hommes politiques ? Tout le monde à Liège connaît l’état pitoyable de nombreux bâtiments des quartiers Léopold et Cathédrale-Nord. De très belles façades, mais souvent des ruines où habitent peu d’avocats ou de médecins, mais beaucoup d’étudiants, de chômeurs ou de travailleurs à faibles revenus, ne pouvant pas louer d’autres logements que ces appartements aux loyers abordables (+/- 300 à 500 euros par mois), mais souvent à la limite de l’insalubrité.

          J’ai vécu dans un bâtiment du même acabit dans le centre de Liège pendant deux ans, en colocation. Un bâtiment à l’architecture magnifique, mais pourri de toutes parts. De l’extérieur, l’immeuble semblait d’ailleurs abandonné, mis à part le rez-de-chaussée où se trouvaient un « phone-shop » et un brocanteur. Pourtant, nous étions nombreux à habiter dans cet immeuble. Des étudiants, des chômeurs ou des travailleurs à temps partiel vivant en colocation, une famille avec un enfant, ou encore la famille des gérants du « phone-shop » qui vivaient à deux couples, avec enfants, à l’arrière du magasin, dans un appartement sans fenêtres.

          Personne ne chercha à nous empêcher d’emménager, qu’il s’agisse des gens de l’ALG ou du policier de quartier, qui visitent pourtant les appartements. Au bout de deux ans, le bâtiment a été vendu à un entrepreneur et la ville l’a déclaré insalubre, ce qui a forcé les locataires à quitter les lieux pour permettre aux travaux de rénovation de commencer. Aujourd’hui, les travaux sont finis et les loyers ont pratiquement doublé…Les locataires ont évidemment tous changé…Le brocanteur est devenu une galerie d’art et le « phone-shop » un bureau d’architectes… Tout est résumé dans cet exemple. Des locataires sans le sou, des proprios refusant de faire les travaux dans leurs immeubles et des contrôles de salubrité assez « discutables ».

          Liège regorge de ces vieux immeubles aux installations de gaz et d’électricité vétustes et il ne s’agit pas que du centre-ville. Il suffit de se balader dans le quartier Saint Léonard ou rue Sainte Marguerite pour se rendre compte qu’une catastrophe comme celle de la rue Léopold a toutes les chances de se reproduire, si les pouvoirs politiques liégeois ne prennent pas rapidement des mesures pour mieux contrôler l’état des immeubles d’habitation.

Alors avant de leur jeter des fleurs pour le travail accompli pour aider les victimes, posons-nous la question de savoir si les pouvoirs publics avaient bien tout mis en œuvre pour éviter ce drame.

-Benjamin Fischer-

jeudi 4 février 2010

LIEGE - SOLIDARITE


444 Dernières nouvelles: l'échevin des affaires sociales lance un appel pour des logements. Par contre, ils ont plus qu'assez de vêtements. Les autorités les acceptent mais ils iront certainement aux petits riens, aux sans-abris,...


Le mieux est d'écouter la presse ou de directement téléphoner pour savoir ce dont ils ont besoin (call center : 0800/94.000) - j'ai testé ce lundi, la personne que j'ai eue au bout du fil était très sympa et m'a confirmé le besoin d'aide financière / logements / meubles. Les dons d'argent seront notamment utilisés pour l'achat de meubles neufs, m'a-t-on expliqué (bien sûr les meubles non neufs donnés par la population sont conservés).


Un compte a été ouvert par le CPAS de Liège pour les personnes qui souhaitent faire un don :
091-01 99 998-13 avec en communication : "Solidarité sinistrés Liège".



jeudi 28 janvier 2010

LIEGE - SOLIDARITE



Suite au dramatique accident de la nuit de mardi à mercredi, les victimes de la rue Léopold à Liège n'ont plus rien. Si vous avez des objets, des vêtements dont vous ne vous servez plus, vous pouvez les déposer à l'ancienne Halle aux Viandes de Liège près de la cité administrative ( 04 221 85 64 ).


::: Dernières nouvelles: l'échevin des affaires sociales lance un appel pour des logements. Par contre, ils ont plus qu'assez de vêtements. Les autorités les acceptent mais ils iront certainement aux petits riens, aux sans-abris,...
Le mieux est d'écouter la presse ou de directement téléphoner pour savoir ce dont ils ont besoin.