

"The Van Report" est un blog d'actualité rédigé par une bande de nains de jardin belges. On y parle de tout et surtout de ce dont les autres ne parlent jamais...

31 décembre 2009. Nous fêtons le réveillon chez des amis, au menu : buffet froid. Chacun a apporté de quoi se sustenter, salades diverses, pain de viande, pêches au thon, poulet, zakouskis… nous sommes dix à peine, et il y a là de quoi nourrir une armée d’adolescents en pleine croissance! On le savait qu’on avait prévu trop de plats…mais on n’a pas pour autant réduit les quantités. Peur de manquer, envie de variété, d’abondance. Bien sûr on partagera les restes, et bien sûr la moitié finira à la poubelle !
Ceci n'est qu'une démonstration concrète d'un mal présent depuis les dernières décennies: le gaspillage alimentaire. Notre rythme de vie, nos habitudes et la société elle-même ont changé et nous jetons beaucoup, beaucoup trop.
Une étude réalisée en Grande Bretagne a démontré que le phénomène augmentait de 80% durant les fêtes de fin d'année, mais en temps normal déjà, les chiffres sont effrayants : 1/4 de la nourriture produite au niveau mondial est jetée sans avoir été consommée. Et pour ne parler que de notre petit pays, cette quantité est de 15 à 20 kg par an et par habitant.
Il apparaît que la sécurité alimentaire et l’hygiène nous soucient davantage que les enjeux à plus grande échelle, non seulement économiques mais aussi sociaux et écologiques.
D’un point de vue social, la situation est aberrante : voyez les chiffres repris ci-dessus alors que la sous-alimentation touche 13% de la population mondiale, et que 200.000 personnes, en Belgique, ne mangent pas à leur faim.
Notre portefeuille s’en ressent également : -174€ par an et par ménage. Imaginez l’impact budgétaire au niveau national !
Sans oublier l’aspect environnemental : la commission européenne attribue 20% du réchauffement climatique à la production, la transformation et le stockage de nourriture. Sachant que tous les aliments que nous achetons auront suivi cette chaîne et donc participé à la pollution de l’atmosphère, autant minimiser autant que possible les déchets qui suivront… De plus, ce gaspillage participe activement à la pénurie d’eau sur notre planète : une étude publiée en 2008 dans le cadre de la semaine mondiale de l’eau à Stockholm rappelle les volumes d'eau colossaux nécessaires à la fabrication des aliments, consommation inutile si ces derniers terminent à la poubelle. « Jeter de la nourriture c'est comme laisser un robinet d'eau ouvert » expliquent les experts dans l'étude.
Heureusement, des solutions existent afin de réduire notre impact écologique. Certes, l’intérêt de petits « gestes » quotidiens peut paraître très limité, mais si personne ne s’y met… Voici donc quelques conseils à appliquer dès maintenant par nous tous, (sur-) consommateurs !
Le dernier conseil, et non des moindres, étant d’inclure deux à trois de ces bonnes pratiques dans vos résolutions 2010… J’ai commencé hier, et vous ?
"Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger"
[Molière, « l’Avare »]
Guide des gestes écologiques et économiques
Brochure Intradel : le gaspillage alimentaire (format pdf)
"Halte au gaspillage alimentaire ! "