mercredi 13 janvier 2010


On nous veut du mal!







dimanche 10 janvier 2010

Mes théories fumeuses sur la cigarette

(Avant toute chose, excusez le jeu de mots -un peu ?- pourri de mon titre, mais je n’ai pas pu résister !)

J’ai applaudi à deux mains lorsque l’on a annoncé l’interdiction de fumer sur le lieu de travail : en effet, impossible pour moi d’imaginer passer 8 heures par jour dans un local clos et enfumé.
Est ensuite venue l’interdiction de fumer au restaurant, et là encore, applaudissements ! Je conçois aisément qu’un risotto parfumé à la nicotine du voisin de table perd un peu de ses qualités gustatives…

Mais la dernière en date m’a nettement moins enthousiasmée : depuis le 1er janvier 2010, les brasseries et cafés ont dû choisir entre cigarette et petite restauration, avant de voir la cigarette supprimée de tous les bars et même boîtes de nuit d’ici quelques années. Là par contre, je remets mes mains dans les poches de ma parka, et je n’applaudis plus du tout.

Il ne faut pas exagérer : même les traditionnels cubes de fromages parsemés de sel de céleri (un must !) et servis avec toute bonne bière spéciale ont été bannis des établissements « fumeurs » ! Seules les denrées pré-emballées sont acceptées : au revoir olives et fromage, bonjour chips et Bifi !

On nous parle de santé publique, mais tous les malheureux fumeurs rejetés sur le trottoir par -10°C, ce n’est pas un problème de santé publique, ça ? Plus sérieusement, les pubs pour l’alcool, ça ne dérange personne ? Et le redbull qu’on soupçonne d’être à l’origine d’arrêts cardiaques ? Et les gaz d’échappement ?

En réalité et pour être claire, il ne s’agit pas vraiment de la cigarette, dont je ne remets pas en question l’indéniable dangerosité pour ceux qui en aspirent la fumée : ce qui m’ennuie au fond, c’est que des mesures aussi drastiques sont selon moi la porte ouverte à toutes sortes d’interdictions, à la perte progressive de notre liberté d’action. En arrivera-t-on finalement, comme dans certains états américains, à ne plus pouvoir fumer dans son propre jardin afin de ne pas déranger son voisin, ce dernier étant par contre tout à fait libre de nous faire partager les fumées toxiques de son barbecue dominical ?…
Il m’eût paru plus logique de laisser aux brasseries et cafés le choix de devenir non fumeurs ou de rester fumeurs, sans imposer la suppression de toute forme de restauration dans le second cas. Chacun aurait ainsi décidé en son âme et conscience, du patron au consommateur.

Maintenant, puisqu’interdire semble la seule solution possible, pourquoi ne pas suivre dès aujourd’hui les dispositions suivantes :
  • Interdire l’accès des brasseries et cafés à toute personne présentant des symptômes grippaux : imaginez la quantité de microbes véhiculée par un éternuement ou une toux grasse ; les risques bactériologiques !
  • Supprimer la musique forte et sanctionner les clients parlant à trop haute voix : 70 décibels (qui équivalent au bruit d’un aspirateur par exemple) sont déjà considérés comme « fatigants » pour l’oreille, le risque de surdité étant fixé à 110 décibels… l’impact d’une soirée techno sur nos pauvres tympans doit donc, sans conteste, être terrible !
  • Eviter l’alcool, bien entendu : celui-ci réveille les instincts belliqueux de certains, et personne ne tient à se prendre un poing dans la figure après avoir légèrement bousculé un pilier de comptoir pour se rendre aux toilettes.
  • Etc etc…
Et alors, enfin, qu’est-ce qu’on sera bien !


-Ninfa-

On nous veut du mal!



(Cliquez sur les images pour agrandir)



jeudi 7 janvier 2010

De la musique pour changer le monde ?

La "Playing For Change Foundation" (PFCF) est une organisation humanitaire qui cherche à rassembler des musiciens du monde entier dans le but de répandre des messages de paix, de faire sentir à tous que nous sommes membres d'une seule communauté, l'humanité, et que c'est ensemble qu'il sera possible de faire bouger le monde. Tout ça grâce à la musique...


L'idée est née chez Mark Johnson, passionné de musique, quand il rencontre Roger Ridley, qui jouait de la guitare dans une rue californienne. La version de "Stand By Me" du musicien bouleverse tellement Mark Johnson qu'il désire en faire profiter le monde entier. A partir de là, il décide de voyager dans les rues, les métros, les villages et les communautés du monde entier, à la recherche de musiciens à enregistrer pour accompagner la guitare et la voix soul de Ridley. L'idée étant que l'on peut faire beaucoup plus ensemble que chacun dans son coin... Cela donna comme résultat le documentaire "Playing For Change: Peace Through Music".

Grâce à l'argent récolté via les concerts, clips, CD et DVD, la PFCF a pu ouvrir une première école de musique, la "Ntonga Music School", à Gugulethu, en Afrique du Sud. Et ce n'est que le début, car d'autres projets d'école sont en route au Népal, au Ghana et au Mali, ainsi que des programmes d'éducation musicale dans des écoles et des communautés défavorisées américaines.

Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à visiter le site de la fondation ou sa page Facebook mais surtout, allez voir leurs clips, ils en valent la peine! Ci-dessous, vous trouverez les vidéo de "Stand By Me" et de "One Love", mais via leur site ou sur Youtube, vous en trouverez bien d'autres. Bonne écoute !





mercredi 6 janvier 2010

Nouveau rendez-vous à partir de ce 6 janvier ! Retrouvez chaque mercredi et dimanche les humeurs de Stibane, dans la rubrique "On nous veut du mal!"... actualité, politique, société, il ne laissera rien passer!


On nous veut du mal !




mardi 5 janvier 2010

Comparons ce qui est comparable



Le New York Times a récemment publié une carte des Etats-Unis montrant les états où le mariage homosexuel est autorisé (10%, en bleu), puis une carte montrant les états où le mariage entre cousins germains est légal (50%, en bleu). Il faut préciser que parmi les états autorisant le mariage entre cousins, sept ont des conditions, comme par exemple qu’un des époux ne puisse pas avoir d’enfants.

Maintenant, ces deux lois, et surtout leurs enjeux, sont-ils comparables ? Au fond, à quoi cette comparaison sert-elle ? Peut-être juste à braquer les esprits encore plus qu’ils ne le sont ? Peut-être à faire avancer les choses pour les homosexuels ? Difficile à dire…

Je vous laisse en compagnie d’un épisode des Simpsons, « Mariage à tout prix », (2005, saison 16, épisode 10) où, après la décision du maire de Springfield de légaliser le mariage homosexuel afin de rehausser l’image de la ville, Homer prend la place du Révérend Lovejoy (qui refuse de célébrer ces mariages).




Révérend Lovejoy: « Même si je n’ai aucune opinion pour ou contre votre style de vie de pécheurs, je ne peux pas marier deux personnes du même sexe, pas plus que je ne peux mettre un hamburger dans un petit pain à hot-dog. »

Marge: « C’est pas parce que t’es lesbienne que t’es pas pour autant un être humain. »

- Mc Bouille -

Quelques autres sources :

Carte des mariages entre cousins aux USA
The NY Times – « Same-sex marriage, Civil Unions, and domestic Partnerships. »
The NY Times – Controverse suite à la diffusion de l’épisode des Simpsons « Mariage à tout prix »
Gay Marriage Watch
Freedom to marry - Where can gay couples get married?

dimanche 3 janvier 2010

La faim justifie-t-elle les moyens?

31 décembre 2009. Nous fêtons le réveillon chez des amis, au menu : buffet froid. Chacun a apporté de quoi se sustenter, salades diverses, pain de viande, pêches au thon, poulet, zakouskis… nous sommes dix à peine, et il y a là de quoi nourrir une armée d’adolescents en pleine croissance! On le savait qu’on avait prévu trop de plats…mais on n’a pas pour autant réduit les quantités. Peur de manquer, envie de variété, d’abondance. Bien sûr on partagera les restes, et bien sûr la moitié finira à la poubelle !

Ceci n'est qu'une démonstration concrète d'un mal présent depuis les dernières décennies: le gaspillage alimentaire. Notre rythme de vie, nos habitudes et la société elle-même ont changé et nous jetons beaucoup, beaucoup trop.
Une étude réalisée en Grande Bretagne a démontré que le phénomène augmentait de 80% durant les fêtes de fin d'année, mais en temps normal déjà, les chiffres sont effrayants : 1/4 de la nourriture produite au niveau mondial est jetée sans avoir été consommée. Et pour ne parler que de notre petit pays, cette quantité est de 15 à 20 kg par an et par habitant.

Il apparaît que la sécurité alimentaire et l’hygiène nous soucient davantage que les enjeux à plus grande échelle, non seulement économiques mais aussi sociaux et écologiques.


D’un point de vue social, la situation est aberrante : voyez les chiffres repris ci-dessus alors que la sous-alimentation touche 13% de la population mondiale, et que 200.000 personnes, en Belgique, ne mangent pas à leur faim.

Notre portefeuille s’en ressent également : -174€ par an et par ménage. Imaginez l’impact budgétaire au niveau national !

Sans oublier l’aspect environnemental : la commission européenne attribue 20% du réchauffement climatique à la production, la transformation et le stockage de nourriture. Sachant que tous les aliments que nous achetons auront suivi cette chaîne et donc participé à la pollution de l’atmosphère, autant minimiser autant que possible les déchets qui suivront… De plus, ce gaspillage participe activement à la pénurie d’eau sur notre planète : une étude publiée en 2008 dans le cadre de la semaine mondiale de l’eau à Stockholm rappelle les volumes d'eau colossaux nécessaires à la fabrication des aliments, consommation inutile si ces derniers terminent à la poubelle. « Jeter de la nourriture c'est comme laisser un robinet d'eau ouvert » expliquent les experts dans l'étude.

Heureusement, des solutions existent afin de réduire notre impact écologique. Certes, l’intérêt de petits « gestes » quotidiens peut paraître très limité, mais si personne ne s’y met… Voici donc quelques conseils à appliquer dès maintenant par nous tous, (sur-) consommateurs !

  • Préparez une liste de courses à laquelle vous vous tiendrez…
  • Pensez à vérifier les dates de péremption au moment de l’achat. Différenciez les mentions « A consommer de préférence avant le… » et « A consommer jusqu’au… » . La première précise la date à partir de laquelle le produit peut perdre certaines qualités gustatives mais reste consommable (bonbons, sucre, chocolat…). La seconde par contre concerne essentiellement les produits frais, et le risque pour la santé est réel en cas de dépassement de la date limite. Ne jetez donc pas systématiquement les aliments de la première catégorie. Privilégiez les fruits et légumes de saison.
  • Rangez les denrées dans les compartiments adaptés du réfrigérateur (voir le mode d’emploi de votre frigo).
  • Conservez les restes dans des récipients hermétiques et laissez-les refroidir avant de les mettre au frigo, ou au congélateur si vous ne pouvez les consommer rapidement.
  • Accommodez ces restes ! Plein d’idées recettes sur www.marmiton.org ou www.750g.com, entre autres.
  • Compostez les déchets alimentaires (en retirant les emballages, évidemment !)

Le dernier conseil, et non des moindres, étant d’inclure deux à trois de ces bonnes pratiques dans vos résolutions 2010… J’ai commencé hier, et vous ?

"Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger"
[Molière, « l’Avare »]


- Ninfa -

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Guide des gestes écologiques et économiques
Brochure Intradel : le gaspillage alimentaire (format pdf)
"Halte au gaspillage alimentaire ! "